Mon poète préféré, c'est Baudelaire. Baudelaire, c'est la deuxième moitié du 19 ème siècle, héritier du romantisme, il ne s'inscrit pourtant pas dans un mouvement littéraire particulier... Il n'est pas plus romantique, que symboliste, que naturaliste ou parnassien... il est tout à la fois mais surtout quelque chose de tout à fait différent. Quelque chose de tout neuf, quelque chose d'unique! On peut dire que Baudelaire appartient au "baudelairisme". Et a inspiré tous les poètes qui suivirent! N'empêche, c'est quand même beaucoup moins chiant que ce que Hugo à fait... je l'ai en sainte horreur celui là... on crie partout ( surtout au lycée et à la fac ) que c'est un auteur de génie, qu'il a révolutionné le monde de la littérature mais je ne suis pas d'accord avec ça du tout,la scène théâtrale, c'est incontestable, encore que... Mais je dois apparemment me ranger du côté de ces biens penseurs qui veulent nous décérébrer avec Hugo... Oui, après tout, on s'en fout de ce que pense une étudiante de première année et qui l'a ratée. xD
Enfin, revenons à nous moutons! Baudelaire, n'est pas le seul dans ce cas... Il y a deux autres poètes du 19eme qui n'appartiennent à aucun mouvement en particulier mais à tous et à ceux qu'ils ont crées. Ce sont Rimbaud et Verlaine! Ces trois poètes sont surnommés les poètes maudits xD! J'aime beaucoup ce que Rimbaud fait, mais c'est trop compliqué... Sa poésie est trop hermétique! Et Verlaine! Qui ne connait pas Verlaine? Même sans le savoir.
"Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone."
C'était lui!!! Enfin, tout ça pour dire que l'année dernière, je suis tombée sur un de ses recueils de poèmes: Poèmes érotiques.
Je me dis, cool, je vais lire de beaux poèmes, ça sera tout bien y tout . Si je m'étais attendue à ça...
J'ouvre à la page 57, un poème qui n'a pas de titre...
Un peu de merde et de fromage
Ne sont pas pour effaroucher
Mon nez, ma bouche et mon courage
Dans l'amour de gamahucher.
L'odeur m'est assez gaie en somme,
Du trou du cul de mes amants,
Aigre et fraîche comme la pomme
Dans la moiteur de sains ferments.
Et ma langue que rien ne dompte,
Par la douceur des longs poils roux
Raide et folle de bonne honte
Assouvit là ses plus forts goûts,
Puis pourléchant le périnée
Et les couilles d'un mode lent.
Au long du chibre contournée
S'arrête à la base du gland.
Elle y puise âprement en quête
Du nanan qu'elle mourrait pour,
Sive, la crème de quéquette
Caillée aux éclisses d'amour. [...]
J'étais super choquée!!! Mais en même morte de rire! Parce que c'est super vulgaire mais c'est bien écrit, c'est de la poésie... Je me suis dit: il est là vrai génie... J'ai lu ça en allant à la fac... on me regardait bizarrement dans le bus. Après je comprend, je rigolais vraiment comme une bossue.
J'ai continué à le feuilleter et à mourir de rire dans le bus! Mais le poème suprêmement lourd je ne l'avais pas lu encore! Voilà un poème écrit avec Rimbaud (ils étaient amants). Le sonnet du trou du cul... C'est vraiment le plus lourd... et le plus drôle en même temps!
A ce moment là, ça m'a donné une idée. Faire des soirées poésie où l'on écrit sur des thèmes imposés bien lourds et bien débiles... bien n'importe quoi! des mots imposés, des haïku, pleins de trucs! Bon après, on est pas des poètes, donc pas de contraintes liées à la poésie! on fait comme on veut!!! vers libres, sonnet... On s'en fiche du moment que c'est drôle! L'idée me paraissait bonne à mes potes aussi, mais je trouvais qu'il manquait quelque chose pour que ça soit vraiment n'importe quoi!
Résultat: on écrit des poèmes et en même temps on mange du cassoulet en boîte et on ne boit que du vin rouge dégueulasse en brique... le vin qui n'est même pas bon en sauce ( surtout pas mélangé au cassoulet ). Et voilà, on avait un concept de soirée débile!